Cinq grands projets de recherche sont conduits simultanément par les chercheurs de Innove Center :

  1. Renouvellement des théories économiques sur le comportement des entreprises : l’entreprise est l’actrice principale du système économique. Cependant, son comportement sur les différents marchés n’est pas encore bien cerné. De ce fait, les équations néoclassiques établies sous des hypothèses de maximisation du profit dans un monde parfait demeurent la référence pour les études visant à orienter la prise de décision. Alors, Innove Center s’est engagé dans le renouvellement des théories sur le comportement des entreprises afin de disponibiliser des outils d’analyse économique plus réalistes. A cet effet, l’équipe de Innove Center développe une nouvelle théorie de la firme. Baptisée « Théorie générale de la firme (TGF) », cette nouvelle théorie de la firme est basée sur le postulat selon lequel les entreprises fonctionnent sur la base du compromis entre les parties prenantes (manager, salariés, actionnaires, prêteurs). De ce fait, la firme dispose d’une fonction de compromis qu’elle optimise afin que chaque partie prenante se « sente satisfaite ». Les premiers travaux réalisés dans le cadre de ce projet ont concerné le marché du travail, ainsi que la décision d’investissement des entreprises.

  2. Construction d’un Modèle d’équilibre général calculable dynamique non concurrentiel (MEGC-DNC) : Le modèle d’équilibre général calculable (MEGC) est un outil d’économie appliquée assez pratique pour simuler les effets de chocs ou de politiques économiques. Cependant, il est fondé sur les équations néoclassiques de comportement des entreprises issues d’hypothèses de concurrence pure et parfaite et maximisation du profit. Ce qui fragilise l’utilisation du MEGC dans une optique d’aide à la décision étant donné que la réalité économique est pleine d’imperfections. De ce fait, ce projet vise à proposer un modèle équilibre général calculable dynamique non concurrentiel basé sur des équations issues de la Théorie générale de le firme. Ainsi, ce deuxième projet de recherche est une implémentation des résultats du premier projet.

  3. Critères de divisibilité par tout nombre entier et leurs implications pratiques : les critères de divisibilité sont connus pour un nombre limité de nombres premiers, notamment pour 2; 3; 5; 11.  Ils ne sont pas encore connus pour tous les nombres premiers supérieurs à 11. Par exemple, quel est le critère de divisibilité par 97 qui est le plus grand nombre premier à deux chiffres ? La mise en évidence des critères de divisibilité par tout nombre premier engendrerait des avancées importantes dans le domaine informatique. Ainsi, l’objectif de ce projet de recherche est d’établir les critères de divisibilité par tout nombre premier et d’appréhender certaines des implications pratiques.

  4. Evaluation technico-économique des infrastructures d’électricité : une bonne évaluation technico-économique des infrastructures d’électricité reste un défi important pour mobiliser les financements dans le secteur de l’énergie en Afrique. Mais, cela se heurte à des questions méthodologiques importantes qui ne permettent pas de réaliser des études de faisabilité très fiables et convaincantes aussi bien sur le plan technique, sur le  plan économique, ainsi que sur le plan financier. Pour ce faire,  Innove Center s’est engagé à relever le défi méthodologique de l’évaluation technico-économique des infrastructures d’électricité en Afrique.

  5. Transformation structurelle des économies africaines et Capital humain : Au cours de la décennie passée, l’Union africaine, la Banque africaine de développement et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique ont exprimé, à juste titre, leurs inquiétudes par rapport à la lenteur des changements structurels des économies africaines. En effet, la transformation des économies africaines est indispensable notamment pour garantir l’emploi décent pour tous et réduire la pauvreté dans toutes ses dimensions. Cependant, dans un contexte mondial caractérisé par une forte globalisation et le développement de nouveaux biens et services échangeables, le schéma de transformation structurelle vu à l’ancienne, à savoir le passage progressif de la main-d’œuvre du secteur primaire au secteur secondaire, ne serait pas pertinent aujourd’hui. Alors, la question se pose de savoir quels sont les schémas de transformation les plus pertinents pour le continent et quelle est la nature du capital humain susceptible d’induire et de soutenir ces schémas ? Ainsi, l’objectif de ce projet est de faire des analyses prospectives sur (i) les schémas de transformation structurelle les plus pertinents pour l’Afrique, ainsi que (ii) le capital humain nécessaire.